J22 à J25 (18 au 21 mai) : Mile 369 à 444


J22 (18 mai) : mile 369 à 390

Lynn nous amène au départ du PCT au mile 369. On zappe volontairement 6 miles du chemin qui nous auraient obligés à remonter 2000 pieds et rajouter 4 miles. Vu la météo qui s’annonce, il ne vaut mieux pas rester trop longtemps sur les sommets…

Donc départ vers 7h30 du chemin. Une grosse journée nous attend avec l’ascension du mont Baden Powel à 9400 pieds soit 2865 mètres.

On démarre avec une côte que l’on redescend complètement pour se retrouver au pied du mont. Démarre alors une longue ascension sur environ 4 miles bien raides. Le dernier mile va se faire entièrement dans la neige. Comme il n’y a plus de chemin visible, les traces montent droit dans la pente. Ça pique un peu les jambes et le souffle, et surtout ça glisse pas mal. Je n’ai pas mes crampons car je les ai envoyés par la poste à la Sierra Nevada, comme cela se fait habituellement. Mais cette année est tout sauf habituelle. Les sommets de la Californie du Sud sont encore très enneigés…

J’arrive tout de même au sommet sans trop de difficulté et le neige disparaît sur tout le haut. La vue est absolument magnifique sur 360 degrés et le soleil est avec nous pour une fois.

J’entame ensuite la descente avec Rémy car Fred n’est pas encore arrivé au sommet et on préfère ne pas trop traîner. La descente s’avère beaucoup plus difficile. Elle est au nord et très enneigée. Il n’y a donc pas de chemin visible. On suit des traces mais ce ne sont pas les bonnes. On s’en rend compte sur le GPS. Malheureusement, on se retrouve dans des pentes en dévers couvertes de neige et très glissantes. Je fais plusieurs glissades et me retrouve plus de 10 mètres plus bas. Ce n’est pas dangereux car il y a des arbres partout pour arrêter mes glissades. Mais bon, on perd un temps fou à remonter et à se repérer. En chemin on croise une randonneuse complètement tétanisée. Elle a vu un autre randonneur partir en longue glissade qui s’est un peu égratigné la jambe et elle n’ose plus avancer. Elle scande « oh my god » en continu. On l’aide à passer et ça va mieux.

Pour notre pause repas vers 14h00, on voit arriver Fred tout tranquille. Il ne s’est pas perdu dans la neige mais à pris par les crêtes moins enneigées. Il nous a donc gentiment rattrapés.

On termine la journée par une grande descente, puis une autre montagne à franchir. Le temps commence à se dégrader avec des nuages et un froid intense qui s’installe. On termine nos 21 miles fatigués (2200 mètres de dénivelé positifs et 2300 mètres négatifs) et on commence à avoir sérieusement froid. On se pose dans un campground à 6500 pieds (après ça remontera). Le brouillard s’installe rapidement et la pluie arrive, nous obligeant à nous réfugier dans nos tentes juste après manger. La tempête arrive plus tôt que prévu et la nuit va être glaciale…


J23 (19 mai) : mile 390 à 406,7

La nuit à été glaciale et la pluie continue. Quand on se réveille il se met à neiger avec un brouillard très dense. On se parle de tente à tente et on décide d’attendre, quitte à rester la journée ici puisque la météo d’hier prédisait une amélioration pour demain. Vers 10h30 un Trail Angel miraculeux nous klaxonne pour nous proposer du chocolat chaud et des fruits ! On se précipite pour se réchauffer. Il nous apprend que malheureusement la météo sera mauvaise pour les 2 jours qui suivent. On se décide donc à partir, il faut descendre absolument en altitude. Le PCT est bloqué à cet endroit et dévié sur plus de 4 miles sur la route pour cause de régénération animale (une espèce de grenouille protégée). On fait donc du stop et nous sommes pris rapidement par un cowboy dans un énorme pick up. On lui dit qu’on est Français. Il nous demande si on est musulmans… Vive l’Amérique profonde de Trump ! Enfin, il fait le bouleau et nous dépose à la jonction du PCT. On descend et la chape de brouillard et de pluie se retrouve au dessus de nous, mais il fait toujours un froid glacial. À 14h00,un rayon de soleil fait son apparition. On en profite pour manger et faire sécher nos tentes. On arrive en fin d’après-midi dans un campement. On lance un feu dan un endroit prévu pour. On mange au chaud au bord des flammes puis il se remet à pleuvoir. Tous au lit.


J24 (20 mai) : mile 406,7 à 430,6

La nuit à encore été glaciale et pluvieuse. La tente est trempée avec des endroits gelés.

On entame une bonne montée puis une descente. Vers 12h00 le soleil apparaît, on fait sécher nos tentes. On effectue ensuite une grande montée et une non moins grande descente qui va nous mener à notre camp pour la nuit. Même scénario du froid, du feu, puis du brouillard et de la pluie. Demain, on entame une grande descente qui va nous fait passer de 5500 pieds à 2000 pieds. La température devrait donc remonter.


J25 (21 mai) : mile 430,6 à 444

Je me lève à 5h45 pour un départ à 6h30. Marre du froid, je veux descendre rapidement. Peu à peu, je laisse le brouillard au dessus de moi. La descente est longue et sinueuse et le froid toujours présent (je reste en doudoune, bonnet, gants et pantalon pendant près de 4 heures de marche). J’arrive finalement au camping que je visais mais mes 2 camarades n’y font pas halte car je ne les retrouve pas. Je fais sécher ma tente, m’installe, prend une grade douche chaude et fais mon linge. J’espère que l’on va bientôt sortir de l’hiver. Pour une région où il est censé ne jamais pleuvoir et où l’on est censé avoir très chaud dans des paysages arides, je trouve qu’on nous a un peu survendu le truc…

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