J8 (25/07/24) : PK 226 au 237

J’ai juste 11 km à faire pour rejoindre le village de Le Rozier où Sophie va me rejoindre. Lever tardif, réveillé par une nouvelle pérégrination bovine tintinabulante. Je poursuis la descente des gorges du Tarn par un joli sentier alternant les hauts et les bas, en passant par un hameau néobab où dorment de jeunes gens dans des grottes ouvertes aménagées ou dans des anciennes maisons en pierre qu’ils retapent.

J7 (24/07/24) : PK 200 au 226

J’ai donc décidé de faire cette partie en kayac pour descendre les gorges du Tarn. Départ tranquille à 9h30 après un bon petit-déjeuner au camping. Mon kayak m’attend sur la berge juste en dessous.

Je vais passer la journée à descendre les gorges sinueuses et ombragées du Tarn dans sa partie moyenne et basse, jusqu’aux infranchissables du Pas de Soucy.

Le patron de la location de kayaks me ramène mon sac à dos vers 17h30 et je repars pour trouver un site de bivouac 7 ou 8 km plus loin (trop de monde au camping). Au bord du Tarn, je trouve un espace pour me poser. Il y a 5 ou 6 vaches qui vont venir me rendre visite le soir au cours de leur pérégrination broutagère.

J6 (23/07/24) : PK 169 au 200

Depuis que j’ai changé mes plans je vais pouvoir profiter un peu plus des paysages. D’autant plus que je rentre dans les gorges du Tarn qui sont superbes, il serait dommage de passer à toute vitesse.

Je commence donc par descendre les 5 km qui me séparent de Florac où je vais faire mon dernier ravitaillement (je compte bien manger dans des cafés ou des snacks si j’en trouve mais on ne sait jamais).

Ensuite direction les gorges que je vais longer sur les 2 ou 3 prochains jours. Ça commence avec une petite route goudronnée qui se transforme en piste puis enfin en sentier. Ça monte et ça descend souvent pour éviter les falaises mais rien de bien sorcier et c’est très agréable.

Vers 11h00 j’arrive au magnifique petit village d’Ispagnac et là c’est ripaille gauloise : c’est jour de marché avec toutes sortes de plats pour manger et des terrasses de café toutes mignonnes. Je décide donc de m’arrêter pour ma pause repas (un peu tôt, mais je vais flâner en terrasse).

J’hésite à prendre la superbe purée d’aligot à la charcuterie mais je me dis que ça va être difficile de repartir… J’opte donc pour du vietnamien, moins gaulois mais plus digeste.

Je repars ensuite dans les gorges en passant par Quezac puis les berges du Tarn. Une petite pause sieste au joli village de Castelbouc en pierre en équilibre sur le Tarn.

Puis j’aperçois vers 17h00 un joli camping sur la berge opposée que je rejoins par un petit pont. Au snack je rencontre le gérant de la location de canoës et j’opte pour une descente des gorges sur l’eau demain sur 25 km environ, qui m’ameneront au point où le chemin repart en montagne. Avec encore un camping s’il y a de la place.

J5 (22/07/24) : PK 130 au 169

Il a sacrément venté cette nuit. Les grosses rafa’es venaient coucher ma tente parfois. Il fait frisquet ua lever et je me mets en route rapidement pour me réchauffer. Je commande par rejoindre la station de ski du Mas de la Barque. C’est mignon avec des petites maisons en pierre anciennes. Cela semble être le coin du dunskinde fond, du VTT et de l’équitation. Je chemine ensuite sur une longue route forestière qui serpente le long des collines avec de nombreuses vaches et des chevaux. C’est assez pelé et désert. Je prend ensuite un minuscule chemin à travers de hautes herbes encore trempées d’hier puis un passage à gué avant de reprendre une piste forestière qui va me faire descendre sur un très beau plateau où coule la source du Tarn. Je fais un pause au bord d’un pont en pierre qui l’enjambe avant de le suivre dans ses méandres sinueux et paisibles. Après quoi il plonge dans une gorge et je prend un chemin un peu plus éloigné qui descend vers un fond de vallée. Une petite remontée avant de redescendre vers le joli village du Pont de Montvert, joli village encaissé sur les rives du Tarn où je vais cheminer pour le reste de la journée sur le chemin de Stevenson. Une mini pause au bar et je repars pour une ascension pavée de pierres (à cause des ânes sans doute, qui laissent pas mal de déjections au passage…).

Ensuite ça redescend avant d’attaquer la montée de la journée qui se fait au frais sous des arbres épais et une piste forestière, avec un petit raidillon final. Vient ensuite une longue descente la majeur partie du temps sur une grosse piste forestière et souvent en plein soleil.

Je plante ma tente à côté de la piste pour la nuit.

Je décide de ralentir le rythme car j’ai mal à la hanche et ça me fait boiter. D’autre part, je fais trop de kilomètres par jour, cela ne me laisse le temps pour rien d’autre, comme me reposer au bord des rivières, me baigner ou manger au restaurant.

Je vais donc raccourcir mes étapes et finir plus tôt pour prendre du temps avec Sophie.

J4 (21/07/24) : PK 94 au 130

Orages annoncés pour la nuit et c’est effectivement arrivé vers 5h00 du matin. J’attends que le déluge passe pour me lever sous un petit crachin vers 6h15.

Aujourd’hui grosse journée avec beaucoup de dénivelé (plus de 1800 mètres) pour une arrivée dans une station de ski de fond de la Lozère (Le Mas de la Barque).

Je commence par prendre un itinéraire alternatif pour rejoindre l’hexatrec vu que la camping était loin du chemin. C’est un petit sentier de montagne très joli qui monte à travers une châtaigneraie. Par contre il est sacrément raide et ne s’embête pas avec des lacets : il monte droit dans la pente. La fatigue accumulée ces 3 derniers jours avec la chaleur me rend cette ascension difficile. Je monte doucement pour économiser mes forces vu la journée qui m’attend. Arrivé au col de la croix de Bancilllon je rejoint le chemin. Il va pleuvoir toute la matinée et une partie de l’après midi mais au moins il fait frais (on a perdu 20 degrés). Encore une petite ascension pour arriver à une antenne relais avec une belle vue. Le chemin monte ensuite pour suivre une ligne de crête avec une belle vue à 360 degrés. C’est très glissant avec la pluie et le chemin n’est pas toujours bien tracé mais c’est beau.

Je passe ensuite sur des pistes forestières avant d’entamer une longue descente sur la ville de Villefort, en territoire de Lozère. Ici m’attend la grosse ascension de la journée. Je prends des forces avant d’attaquer. Ça monte d’abord tranquillement par une piste forestière puis ça se verticalité un peu plus jusqu’à arriver à un sentier de crête de toute beauté et plutôt vallonné. Mes jambes répondent mieux que ce matin. Vient ensuite une partie plus raide en forêt avec des lacets serrés avant d’arriver à mon lieu de bivouac. Il repleut un peu et je file ma coucher après avoir mangé.

J3 (20/07/24) : PK 57 au PK 94

Je démarre encore tôt car aujourd’hui est prévu pire qu’hier : 37°C annoncés…

Je descends les 3km qui me séparent de Vallon Pont D’arc et c’est reparti pour 5km de route goudronnée déjà bien chaude. Vient ensuite la montée qui se fait sur une piste sans ombre et je commence sacrément chauffer.

Après encore 3km de route goudronnée chauffée à blanc (il doit faire dans les 45°C sur la route, je pousse jusqu’au kilomètre 22 où j’arrive pour manger vers 12h30 et là je commence à me sentir épuisé et déshydraté malgré les 5 litres ingurgités ce matin. Je me pose dans un camping pour manger et refroidir mais je sens que ça va pas être raisonnable de continuer les 13km prévus cet après-midi. Je décide de faire du stop pour rejoindre Les Vans où mon premier camping m’attend.

J2 (19/07/24) : PK 20 au 57

Je démarre tôt vers 6h00 pour profiter de la fraîcheur car il est annoncé des températures dépassant les 35 aujourd’hui.

Je descends vers les gorges de l’Ardèche que je vais traverser aujourd’hui.

Arrivé en bas, je commence le GR des gorges qui va s’avérer très compliqué et surtout très long à traverser. Ce sont d’incessantes montées et descentes dans des gros blocs de roche ou dans du sable lourd. Il y a même un peu de spéléologie à un montent avec un étroit goulet à traverser en poussant le sac à dos devant soi avant de descendre une échelle.

Bref je n’avance pas du tout et la chaleur commence à sacrément monter à partir de 9h00. Je suis absolument trempé en permanence malgré un petit bain dans la rivière par moment. J’arrive péniblement au Gournier (moins de la moitié des gorges) et je me pose pour manger et surtout boire abondamment. Le garde forestier me dit que la deuxième partie des gorges est déconseillée car le passage à gué est dangereux et il y a des éboulements sur le sentier. Il me conseille un autre itinéraire un peu plus long mais qui me fait sortir des gorges et sera donc beaucoup plus roulant.

Je commence donc par une ascension bien raide puis plus roulante mais en plein cagnard qui va m’amener à Saint Remèze où je me prend 2 cocas glacés et je me pose une petite heure.. Il fait ensuite gravir une dernière côte avant de replonger au dessus des gorges pour atteindre le bivouac que je visais. Arrivée vers 19h00 cette fois-ci après une journée bien éprouvante à cause du chemin des gorges et de la très grosse chaleur.

Je m’aperçois qu’en dehors des gorges, je n’ai croisé absolument aucun randonneur depuis mon départ hier.

J1 (18/07/24) : PK 0 au PK 20

Grosse journée train : départ à 07h00 de Prades pour arriver à 14h00 à Montélimar. Une petite baignade avant d’attaquer les 20 premiers kilomètres qui me séparent de l’entrée dans les gorges de l’Ardèche où le bivouac est interdit. Le but du jeu est donc de me placer juste avant l’entrée du parc pour planter ma tente et traverser cette zone des gorges de l’Ardèche le lendemain.

Je démarre à 16h00, il fait encore bien chaud, mais heureusement la montée se fait plutôt à l’ombre des arbres.

Au sommet de la première ascension je me retrouve sur un plateau et le sentier emprunte la route bitumée pendant un bon moment. Ça cogne dur et il n’y a plus d’ombre. Je traverse des champs de lavande et de vignes bordés de magnifiques mas en pierre anciens.

Ça redescend un peu avant d’entamer une nouvelle côte dans les caillasses. Tout concentré sur mon ascension j’en oublie de regarder la carte et je m’aperçois trop tard que je suis resté sur le GR alors qu’il fallait bifurquer sur un petit chemin de pays. Je suis déjà trop monté et je n’ai pas envie de redescendre pour prendre une autre montée. J’opte donc pour la poursuite sur le GR qui me permettra quand même de rejoindre le village de Saint Montan mais en faisant une boucle qui me rallonge de 2 ou 3 km et me fait redescendre sur un autre versant.

J’y arrive finalement et c’est un magnifique village médiéval en pierre ou je m’asperge et me réhydrate à la fontaine avant de reprendre le GR42 pour une ultime montée qui va me mener sur une piste forestière sur un replat. Je trouve le coin bivouac que j’avais repéré sur la carte, en face d’une vieille chapelle.

Il est déjà 21h20. Je plante ma tente et finis de manger dans l’obscurité.

J4 (30/04/23) – PK 106 au 121

Il a plu sans discontinuer de 17h à 3h du matin puis ensuite un vent puissant s’est levé secouant ma tente dans tous les sens. autant dire que je n’ai pas beaucoup dormi, d’autant plus que le double toit de ma tente n’est plus entièrement étanche et que des gouttes d’eau coulaient sur mon duvet… Quand je me lève je suis encore entouré de brouillard et il ne fait pas très chaud.

Je continue à déambuler dans la forêt puis j’arrive sur des plateaux ou le vent redouble de force mais le soleil commence à faire son apparition quand je descends en dessous de 1000 mètres. Les rafales sont assez impressionnantes surtout avec les effets de relief où les accélérations peuvent être très importantes. Je me laisse surprendre à me faire projeter en avant ou sur le côté à plusieurs reprises.

Arrivé au Puig de Sallfort, le brouillard est à nouveau présent et c’est le moment de la grande plongée vers Banyuls. Le sentier est raide est très glissant avec de gros rochers calcaires mouillés et je me retrouve rapidement 500 mètres plus bas sur un chemin au soleil qui progresse alors à l’horizontal pendant un petit moment avant de refaire une petite côte pour passer un col qui me laisse entrevoir Banyuls.

Je vais ensuite descendre par des sentiers puis une piste. Arrivé à Banyuls je me prend une petite nuit au camping pour récupérer. Une histoire qui se termine par une bonne pizza et une bière et une bonne histoire.

J3 (29/04/23) – PK 76 au 106

Il a plu cette nuit et quand j’ouvre ma tente je suis entouré d’un brouillard épais.

Aujourd’hui va être une journée plus cool, je vais faire une trentaine de kilomètres pour me placer ce soir 15 km avant Banyuls que j’atteindrai demain midi. Je prévois de ne pas finir trop tard car la météo annonce des orages dans l’après-midi départ donc dans le brouillard dans une forêt mystérieuse. Je chemine le long d’une piste qui alterne parfois avec un sentier dont le profil est plutôt descendant.

C’est roulant et j’arrive assez rapidement au Perthus où je m’arrête prendre un bon petit-déjeuner. Je prends ensuite le sentier qui va assez rapidement s’elever du côté espagnol.

Au bout de trois quart d’heure il aboutit sur une piste qui va longer la montagne pendant une bonne heure en restant à peu près plate. J’attaque ensuite un sentier qui monte assez raide et qui va aboutir au col del’Ullat, un site accessible en voiture avec un magnifique chalet restaurant, de grandes tables de pique-nique et une source bien fraîche. Je m’y arrête pour mon pique-nique et je prends un café au restaurant.

Vient ensuite une magnifique montée sur les crêtes qui arrive au Puig Neulos, le point culminant de ma journée avec da grosse antenne relais. La vue est absolument magnifique à 360 degrés. On voit le Canigou au loin dans les nuages, la mer côté français et côté espagnol.

Le vent commence à souffler assez fort et le ciel s’assombrit. Je vais donc entamer la descente qui passe dans de magnifique vallons et petites forêts avec des vues dégagées tantôt côté espagnol tantôt côté français.

Vers 16h30 la pluie arrive par petites touches et je me mets en quête d’un endroit un peu protégé du vent et dégagé des arbres en cas d’orage. Je plante ma tente et il se met à pleuvoir. Bon timing !

J2 (28/04/23) – PK 38 au 76

Aujourd’hui une grosse journée m’attend. Je commence par finir les 7 km et demi qui me reste pour rejoindre Arles sur Tech. La descente est assez fastidieuse avec pas mal de rochers et de sable rendant la piste glissante. Je longe l’ancienne voie aérienne qui reliait le site de Batere à Arles sur Tech et où était acheminé le fer. Une mer de nuage s’étend dans toute la vallée du Tech et je vais y plonger rapidement.

Arrivé au village je me prends un bon café et 2 croissants avant d’entamer la prochaine montée qui s’avère bien pentue.

Je traverse le Tech et c’est parti pour la grande monté. Elle ne fait que 600 mètres de dénivelé sur 3 km mais elle est très raide et pleine de cailloux

J’arrive finalement au col de Paracoll avec une bonne suée… le chemin va ensuite serpenter dans la forêt pour redescendre dans un vallon que je traverse sur un pont en bois. Vient ensuite une petite portion de route le long des gorges puis à nouveau un chemin qui fait des montées et descentes pour finalement arriver à Montalba, début de la prochaine grosse ascension cette fois-ci il y aura 900 m à gravir sur 7 km je fais le plein d’eau à la petite source au départ de la montée et je fais mon repas une demi-heure plus tard

Ça monte encore une fois très raide avec beaucoup de marches et de cailloux rendant l’ascension pénible. J’accède au premier col de Cerda au bout de 500 mètres de montée.

Vient ensuite la dernière ascension qui se fait en partie dans la forêt où se trouve de très nombreuses feuilles mortes, ce qui rend le terrain très glissant et très piegeux puisqu’on ne voit plus le chemin ni ce qu’il y a sous les feuilles (des cailloux et des branches). J’arrive bien fatigué au sommet, le col de Sant Marti. Je chemine sur la crête, mon pied droit en Espagne et mon pied gauche en France.

La descente va s’avérer tout aussi fastidieuse que la montée, la pente est encore une fois très raide et le terrain extrêmement glissant avec de nombreux cailloux, des marchés et encore plein de feuilles morte, Je ne vais pas beaucoup plus vite qu’à la montée, en plus il y a de nombreuses remontées raides tout au long de la descente. Je ne trouve plus aucun cours d’eau ni aucune source active depuis la fin de matinée : tout est sec… La descente se termine heureusement par une piste ce qui est bien plus confortable pour descendre et je trouve en bas un captage où je peux enfin remplir ma gourde.

Je rejoins la route puis la longe pendant 3 km pour arriver au village de Las Illas où je comptais bivouaquer mais les randonneurs ne sont pas les bienvenus : de nombreux panneaux indiquant bivouac interdit, je poursuis donc ma route malgré l’heure tardive puis démarre une nouvelle ascension qui va m’amener sur une petite colline où je trouve une clairière pour planter ma tente. Au total j’aurai encore fait mes 38 km mais cette fois-ci en 12h vu le terrain difficile.

J1 (27/04/23) – PK0 au PK 38

Départ matinal pour cette grosse journée. Au programme du jour, je vais contourner le massif du Canigou par son versant est pour passer de la vallée du Conflent à celle du Vallespir en basculant par le Ras de Prat Cabrera. J’espère pouvoir marcher environ 40km et 2000 mètres de dénivelé positif.

Je débute en terrain connu au départ de la maison, direction le Canigou par le canal de Bohère

Puis montée vers le petit col de Clara qui me permet de basculer vers le Col des Forn au dessus de Villerach et me voici dans la vallée du Llech où je chemine sur une piste, le long de magnifiques gorges réputées pour le canyoning.

Au refuge du Mas Malet je prends un sentier qui va me faire monter plus rapidement en altitude. En haut des lacets m’attendent de beaux passages sur des corniches dans le vide puis une légère descente pour retrouver la piste et arriver au refuge de La Mouline où m’attend mon premier point d’eau que j’avais repéré lors de mes précédentes balades (la saison est sacrément sèche et les points d’eau sont rares).

Je reprends ensuite la piste qui va me mener au Ras de Prat Cabrera, point de bascule vers le Vallespir. Ici je passe en terre inconnue (mon terrain de jeu habituel ne s’étend pas au delà vers l’est).

Je prends mon repas au col puis je rejoins le GR 10 qui va serpenter longuement le long des montagnes en balcon. Je passe les abris de Pinatell puis de l’Estanyol.

Ensuite le chemin se met à monter sur 3 km environ. C’est raide est un peu casse-patte surtout après 30 km. J’arrive finalement au col de la Cirera qui domine la vallée du Vallespir.

Je descends ensuite sur le site de Batere où se trouve un ancien site minier où l’on voit encore les vestiges des anciennes bâtisses industrielles dont l’une d’elle est devenu un refuge.

Je prends ensuite le sentier qui descend vers la vallée du vallespir et Arles sur Tech. Arrivé près du site que je visais pour mon bivouac il se met à pleuvoir et je trouve une ancienne cabane avec un hangar désaffecté dans lequel je vais monter mon campement. Bonne journée aujourd’hui j’ai pu faire un peu plus de 38 km stoppé par la pluie

Avant le départ

Après un hiver doux plein de magnifiques randonnées, me voici reparti de la maison, direction la mer. Je vais rejoindre le GR10 via les chemins de traverse en passant par les crêtes de Taurinya jusqu’au col de Clara puis le Mas Mallet en direction du Ras de Prat Cabrera. Ensuite, je passe sur le GR10 qui bascule dans le Vallespir puis les Albères, section que je ne connais pas encore.

120km de sentiers que je compte faire en 3 ou 4 jours en autonomie.

J15 (29/07)

On finit la descente sur Prades en empruntant une piste qui serpente dans la forêt de Nohède et d’Urbanya. Prades se rapproche progressivement et l’on arrive tranquillement à la maison vers 11h00 pour l’apéritif, juste avant la pluie.

J14 (28/07)

On démarre du lac de Puyvalador pour une grosse ascension de 1000 mètres de dénivelé : le pic de Madres à 2470 mètres, qui va nous permettre de basculer vers Prades. La montée est d’abord progressive sur une piste, puis l’on passe sur un sentier plus raide (variante du GR du tour du Capcir) qui va nous faire monter rapidement vers les 2200 mètres en passant par 2 jolies petites cabanes. Vient ensuite un long plateau d’altitude avec de magnifiques vues sur les Pyrénées. Enfin, la montée finale sir le col est un peu plus raide mais assez courte. On arrive au sommet du pic avec une vue imprenable à 360 degrés. On voit la chaine Pyrénéenne que l’on a traversé, les vallées de l’Aude, l’étang de Leucate, la mer, le massif du Canigou.

Après une petite pause, on redescend par de superbes vallons plus alpins où l’on aperçoit des izards et des marmottes. On mange rapidement cat le ciel s’obscurcit mais il ne pleuvra finalement pas.

On dégringole ensuite pour descendre plus de 1200 mètres sur du sentier puis une piste. Sophie se fait mal à la cuisse et ne se sent pas de continuer. Elle nous quitte au niveau du col de Jau où un couple de randonneurs va la ramener sur Prades en voiture.

On continue notre descente qui va nous amener à 12 kilomètres de Prades dans la jolie forêt de Nohède et d’Urbanya. On plante notre dernier bivouac en forêt.

J13 (27/07)

La nuit a été bien froide et surtout très humide. Lever dans le brouillard épais et glacial. On ne traine pas trop pour partir.

La journée commence par des hauts et des bas pendant un bon moment sans aucune visibilité. On arrive au début de l’ascension vers le col de Terrers qui culmine à 2400 mètres dans le brouillard et l’on va passer au dessus de la mer de nuage à mi hauteur. La vue est alors splendide sur toute la vallée qui nous entoure. Le soleil nous réchauffe et l’on peut faire sécher nos tentes trempées.

La descente du col va se faire sur un petit sentier pas très bien signalé mais de toute beauté dans de petits vallons herbeux avec des troupeaux de vaches. On poursuit sur une longue piste descendante qui nous amène à Esposolla, puis un joli sentier arrive à Puyvalador où nous allons passer la nuit au bord du lac.

J12 (26/07)

On part de L’Hospitalet-prés-l’Andorre dans le brouillard pour une ascension qui va nous faire passer un col vers 2500 mètres. La montée se fait tranquillement sur un bon chemin jusqu’au refuge de Bésine. Ensuite le sentier devient plus pierreux et raide jusqu’au col dz Coma dAnyell (nous déjeunons sous le col au bord d’un petit lac). La descente se fait par le GR7 vers me refuge d’en Bey et va se révéler assez technique avec pas mal de rochers et marches à franchir. On termine au refuge dans le froid et le brouillard.

J11 (25/07)

Nous remontons la vallée vers la ville de Soldeu en empruntant un sentier qui monte d’abord bien raide puis reste à niveau pendant 3 à 4 kilomètres. Arrivés à Soldeu, nous reprenons un GR qui va nous emmener au col de Dret. Ca monte régulièrement mais nous ressentons la fatigue de la grosse journée d’hier. Arrivés au col, on bascule dans une autre vallée et nous redescendons un peu pour prendre notre repas au bord d’une cabane. Nous empruntons désormais le HRP qui est mal tracé sur cette section. On trouve des signes du GR par endroit mais quasiment pas de sentier. La progression est donc assez lente et difficile, d’autant plus qu’on est souvent en dévers. Les paysages sont beaux et sauvages. Nous ne rencontrerons aucun autre randonneur sur cette section. On finit par arriver au col des clots au moment où le ciel devient noir et que le tonnerre arrive. On n’aura finalement que quelques gouttes de pluie, heureusement, mais un brouillard épais va nous entourer jusqu’à la fin de la journée. On ne voit donc pas grand chose du paysage qu’on va traverser ensuite. Mais on devine de belles cascades et un grand cirque fleuri. Arrivés à L’Hospitalet Près l’Andorre, on retrouve Sophie, Pierre André et les 6 nouveaux marcheurs qui vont nous accompagner jusqu’à Prades : Sophie, Pascale, Martin, Rose, Simon et Gabriel.

J10 (24/07)

Aujourd’hui une grosse étape encore. Nous avons la moitié de l’Andorre à traverser avec plusieurs petits cols à passer. Au total nous avons 24km avec 1700 mètres dénivelé positif et 2400 mètres de dénivelé négatif. C’est beaucoup, mais ça c’est pour le théorie. La réalité est souvent un peu différente comme on va le voir…

Départ tôt vu le prévisionnel, à 6h20 on est dans nos chaussures, le jour est tout juste là pour nous accueillir. On commence par la descente du refuge de Comapedrosa vers la ville de Arinsal, 800 mètres plus bas. La température est agréable et nous cheminons le long des cours d’eau et cascades.

On croise pas mal de monde, on comprend vite que ce dimanche est jour de trail (course en montagne). On voit plein d’athlètes monter comme des furies. Arrivés à Arinsal, c’est le départ de la course des adultes. Laurent tente de courir en tête, ça tient 5 bonnes secondes après quoi il se fait déposer sur place…

On entame ensuite notre première montée : 400 mètres de dénivelé bien raides durant lesquelles on challenge avec ma course des juniors qui nous scotchent sur place rapidement malgré nos efforts. On redescend ensuite de 500 mètres au bout desquels on se retrouve dans le petit village de Arens et son joli petit café où l’on fait une petite pause boisson fraîche bienvenue avant d’attaquer la montée suivante de 300 mètres à nouveau bien raide. On fait ensuite le yoyo montée /descente pendant un petit moment avant de faire notre pause repas en haut d’une petite montagne sur un petit éperon rocheux encore au frais. On sent que la température commence à monter sérieusement.

Une bonne descente vient ensuite nous refaire dégringoler de quelques 300 mètres dans un vallon brûlant avant d’entamer une remontada de 600 mètres fort heureusement à l’ombre et au bord d’un cours d’eau. On prend notre temps pour cette montée fatigante vu la chaleur et le dénivelé déjà parcouru. On trouve des sources et cours d’eau pour faire des pauses rafraîchissantes toutes les 30 minutes.

Arrivés en haut du col, nous quittons définitivement le GR11 pour prendre de petits sentiers locaux en direction de Canillo, notre destination finale du jour. Il ne nous reste en théorie que de la descente, c’est sans compter sur un fichu panneau de sentier qui nous indique « Canillo 45 minutes » et que nous avons le malheur de suivre dans un sentier raide qui finit par aboutir… sur une falaise vertigineuse. Il s’agissait en fait d’une via ferrata à aucun moment signalée come telle. On se retrouve donc à remonter les 200 mètres de dénivelé descendus pour rien. On rejoint le sentier initial à la recherche du passage pour descendre vers la ville qui se trouve 400 mètres plus bas. On a le choix entre la route qui serpente indéfiniment le long de la montagne et un sentier bien raide. On choisit le sentier qui s’avère bien raide effectivement avec des passages en câbles et marches de via ferrata. Pas agréable en fin de journée et avec des sacs à dos de randonnée. On arrive finalement à vers 19h00 après une journée de 13h00 bien remplie. On trouve heureusement une place au camping et une super pizzeria pour nous remettre avant d’entamer encore une grosse journée demain qui nous fera prendre 2 cols via la Haute Route des Pyrénées pour sortir de l’Andorre où nous attend le reste de la troupe pour les 3 derniers jours de descente sur Prades.

J9 (23/07)

La nuit a été bonne dans la forêt si ce n’est des cris d’animaux inconnus (entre le chien et l’orque, un izard peut-être ?). Nous partons vers 7h00 avec une bonne ascension prévue pour passer le col de Baiau. La montée est magnifique avec de grands replats très verdoyants, des lacs partout avec des cours d’eau et des cascades. La montée est assez régulière, entrecoupée de multiples replats.

Nous arrivons au refuge de Baiau sous le col, encore du côté espagnol, vers 11h30.

On prend notre repas puis on entame la partie finale de l’ascension. Elle monte de 300 mètres de dénivelés dans un gros pierrier instable. Pas très agréable et assez technique pour ne pas glisser. Ça nous prend une bonne heure.

Arrivés en haut, nous sommes passés en Andorre, la vue est superbe et la descente est bien meilleure que la montée. Nous faisons une petite pause au bord d’un lac avant de rejoindre le beau refuge de Comapedrosa où nous piquons une tête dans le lac pour nous laver de la journée et nous détendre